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lundi 20 juin 2016

Mon meilleur outil bien-être : Facebook

BOOM.
Oui. C'est étrange ce titre, hein?
Un réseau social, un outil bien être?

Si vous avez un peu suivi, bien que je n'en ai que peu parlé, j'ai passé plusieurs mois physiquement loin de chez moi à prendre soin de ma famille.
Être loin de ses repères, de son amoureux, de ses amis, de ses projets pendant 5 mois, en ayant eu exactement 7 jours de préavis c'est pas exactement super méga facile. Surtout que c'était pas pour une retraite de yoga à Bali, on s'entend.
Physiquement et psychologiquement, il y a l'épuisement, la lassitude, le manque d'ancrage. Le quotidien est chamboulé, il n'y a plus rien à quoi s'accrocher. Plus de moment pour prendre soin de moi, plus de moment pour être seule avec moi-même. Et plus de connexion réelle avec mes proches ici au Québec.

Et bah tu sais ce qui m'a permis de tenir le coup?
Facebook.
Ça a été non seulement le meilleur dispositif d’évitement au monde (tu sais, quand la réalité est juste trop à gérer et que ton cerveau à besoin d'un dérivatif le temps d'avoir la force de gérer le tout? Évitement), mais ça m'a permis de garder contact avec ma vie à moi, loin là bas.
J'ai pu écrire, beaucoup, certains ont dit trop, mais je m'en fiche. J'ai pu choisir aussi qui voyait tout ça, grâce aux paramètres de confidentialité.
J'ai reçu des dizaines de messages, publics ou privés de gens qui sont, grâce à tout ça, passés de connaissances à amis. De gens qui m'ont dit que je leur manquais, de gens qui ont maintenu mon espace et gardé ma place sans que je n'ai à demander. Des gens qui ont pris soin de moi. Et qui ont été là "en vrai" à mon retour.


J'ai pu aussi donner de mes nouvelles lorsque je n'avais pas l'envie ou la force d'écrire 8000 messages perso. Une photo, un mot, pour dire que tout va bien ou que non, ça va pas trop, et les réponses de mes amis qui comprenaient que leur présence virtuelle à défaut d'être physique était indispensable.
Une solidarité, un appui, un amour incroyable. Qui aurait été plus difficile à maintenir sans Facebook.

Alors en cette époque où faire une "détox des réseaux sociaux" est la nouvelle mode, moi je dis prout. Rendez vos réseaux sociaux bienveillants, remplissez-les de gens que vous aimez et qui vous aiment, choisissez votre réseau, faites en sorte d'y trouver ce dont vous avez besoin. Avec les paramètres de confidentialité toujours plus pointus, vous n'avez aucune excuse pour voir des choses que vous ne voulez pas voir ou partager avec des gens avec qui vous ne voulez pas partager. C'est tellement simple.
Pour moi, les gens qui disent que Facebook empêchent de vivre la "vraie vie" ne savent juste pas s'en servir.
Parce que sans mon Facebook (et les gens fantastiques qui le peuplent), moi, je n'aurais pas tenu le coup. Vraiment.

Et vous, vous avez une belle histoire de réseau social à partager?


mercredi 23 mars 2016

Lokah Samastah Sukhino Bhavantu

Je ne réécrirais pas encore un post qui explique comment le yoga peut aider lors des évènements d'horreur. Parce que je suis fatiguée d'écrire ça.
Par contre, face aux évènements comme ceux qui viennent de se passer à Bruxelles, je vous propose l'outil le plus puissant qui existe: la paix. À travers un merveilleux mantra.


Lokah Samastah Sukhino Bhavantu 

Que tous les êtres, dans tous les mondes soient heureux et libres. Que mes paroles, mes pensées, mes actions puisse contribuer à cette paix et ce bonheur pour le bénéfice de tous.

Une traduction littérale du sanskrit:
Lokah : tous les endroits, tous les univers qui existent dans le présent
Samastah : tous les êtres partageant ces univers
Sukhino : centré sur la joie et le bonheur, libéré de la souffrance
Bahv : l'intention divine, l'état d'existence unifié
Antu : qu'il en soit ainsi
(source)

C'est un des mantras qui revient souvent chez la merveilleuse Amma. C'est un mantra d'amour universel, de pardon inconditionnel et de paix. C'est le mantra parfait lorsque l'on est face à une douleur immense ou que l'on se sent attaqué par la haine ou envahit par la colère envers soi-même ou quelqu'un d'autre. C'est un mantra qui nous rappelle que la paix se trouve à l'intérieur de nous et qu'en faisant rayonner cette paix en nous, on la fait rayonner dans le monde.
Nous sommes Un.

Ce mantra est incroyablement puissant lorsque récité ou chanté avec intention. Il peut être récité pour soi ou à destination de quelqu'un ou de quelque chose. C'est un mantra qui invite à l'acceptation complète de ce qui est mais aussi à prendre la responsabilité de nos actes et de nos pensées pour engendrer le pardon universel, la seule réponse cohérente face à la haine.

Mes versions préférées ;  celle de Donna De Lory, en sanskrit/anglais, merveilleuse



Celle de Deva Premal et Mitten, surtout pour sa merveilleuse invocation du début



Alors moi, aujourd'hui, j'envoie ce mantra d'amour vers tout ceux qui souffrent, et un peu plus spécifiquement vers la Belgique et le peuple belge. On pense à vous.

lundi 21 mars 2016

Mantra de protection: Aad Guray Nameh

Le jour où j'ai entendu pour la première fois Aad Guray, a été le jour où j'ai réellement pris conscience du pouvoir des mantras.


Il y a plusieurs années, fin d'un cours de vinyasa plutôt intense, en été, il faisait chaud. Savasana final. La version de Deva Premal de ce mantra sort tout doucement des haut-parleurs du studio. Et moi, allongée, vulnérable complètement abandonnée à ma détente et à l'intégration de mon cours, je me suis mise à pleurer des grosses larmes. Beaucoup de grosses larmes. Pas parce que j'étais triste ou pas bien. Juste parce que c'est ce que l'énergie de ce mantra a sorti chez moi à cet instant précis. À la fin du mantra j'ai arrêté de pleuré et j'étais bien, en paix, légère.
Ça a été à date mon expérience la plus intense avec un mantra. Depuis, j'ai une relation particulière avec Aad Guray et il à tendance à revenir sur mon chemin toujours lorsque j'en ai besoin.

Aad Guray est un mantra qui vient du Yoga Kundalini. Sans m’appesantir sur les différentes écoles de yoga, le Kundalini est un type de yoga vraiment très puissant à base de kriyas mêlant postures, respiration, musique et méditation afin d'activer l'énergie de la Kundalini.

Ce mantra a été écrit par Guru Arjun Dev Ji, guru Sikh. Les mantras Sikh sont écrits dans une simplification du sanskrit, le gurmukhi, qui a été créé par un guru sikh et porte des sonorités liées à des énergie particulières.



Aad Guray Nameh
Jugaad Guray Nameh
Sat Guray Nameh
Siri Guru Dayvay Nameh 

Je m'incline devant la sagesse primordiale
 Je m'incline devant la sagesse à travers les âges
Je m'incline devant la véritable sagesse
Je m'incline devant la grande sagesse invisible en nous

Ce mantra est un mantra de protection extrêmement puissant. On le récite lorsque l'on a besoin d'un petit boost de protection, physique, mentale ou émotionnelle. Il protège le corps (avant un voyage par exemple), les lieux (à chanter dans sa maison ou sa voiture), les autres gens (les enfants, les animaux domestiques). on dit qu'il est plus efficace si chanté au moins 3 fois.
moi c'est un mantra qui m'apaise et qui m'aide lorsque je suis face à un obstacle. Il me permet de faire sortir ce que j'ai à sortir et d'intégrer ce que j'ai à intégrer.

Il fait aussi parti de ce qu'on appelle en Kudalini le "Triple mantra", le mantra qui enlève tous les obstacles. J'aime également beaucoup l'écouter.
La version de Nirinjan Kaur



Aad guray nameh, jugaad guray nameh,
Sat guray nameh, siree guroo day vay nameh

Aad sach, jugaad sach, hai bhee sach, naanak hosee bhee sach

Aad sach, jugaad sach, hai bhay sach, naanak hosee bhay sach

Les deux autres mantras peuvent se traduire par "la vérité au commencement. La vérité à travers les âges. La vérité dans le moment présent. La vérité sera toujours"
(à écouter aussi, cette très jolie version)

Et vous, il y a des mantras qui vous ont touché au coeur la première fois que vous les avez entendus?

lundi 14 mars 2016

Om Mani Padme Hum, le mantra de la compassion.

On continue cette petite série sur les mantras avec probablement le premier mantra que j'ai appris et récité (un jour je vous parlerai de mon passé de presque-bouddhiste): Om Mani Padme Hum.


C'est un des mantras nationaux du Tibet et il est sacré et extrêmement connu un peu partout. C'est aussi un mantra incroyablement puissant avec une signification très profonde, et il est dit que tout l'enseignement du Bouddha y est contenu. Gros programme.
Je vais faire de mon mieux pour partager ce que j'ai compris de la complexité et la beauté de ce mantra.

Om Mani Padme Hum est le mantra du Bodhisattva (en gros, un genre de pré-buddha) de la compassion. Il fait appel à la compassion universelle envers les autres mais aussi envers soi-même pour pouvoir atteindre l'illumination (le but ultime du bodhisattva).
il est composé de 4 mots ou 6 bija mantras, mantras racines (ou 6 syllabes) parfois suivi d'un septième, silencieux. 
  • Om  : Voir ici :)
  • Mani :  le joyau, qui symbolise l'intention altruiste d'être éveillé
  • Padme : le lotus, qui symbolise la sagesse, le passage vers l'illumination
  • Hum : L'indivisibilité du cheminement et de la sagesse qui en découle.

"Ainsi, les six syllabes OM MANI PÉMÉ HOUNG (ndlr: la manière bouddhiste de prononcer le mantra) signifient qu'en fonction de la pratique d'une voie, qui est l'union indivisible d'une méthode et d'une sagesse, vous pouvez transformer votre corps, votre parole et votre esprit impurs en corps, parole et esprit purs et glorieux d'un Bouddha"
-S.S. Le Dalai Lama.
 
La traduction des 6 bija mantras est infinie. J'ai cependant trouvé sur le blog de Sivana une belle interprétation qui ne s'attache non pas à la traduction littérale des mots sanskrits (ce qui est, vous l'aurez compris à force, impossible) mais leur relation à la souffrance, qui est la base du bouddhisme.
  • Om : la vibration de l'univers. Il détruit l'attachement et l'égo pour établir la générosité.
  • Ma : enlève l'attachement à la jalousie et établit la patience.
  • Ni : enlève l'attachement au désir et établit la persévérance.
  • Pad : enlève l'attachement aux préjugés et établit la persévérance.
  • Me : enlève l'attachement à la possessivité et établit la concentration.
  • Hum : enlève l'attachement au ressentiment et établit la sagesse.
  • Hri : la 7ème syllabe qui est souvent présente sur les inscriptions du mantra mais jamais prononcée et dont je n'ai pas trouvé la signification (n'hésitez pas à m'éclairer en commentaire si vous savez)
“So in this way recitation of the mantra helps achieve perfection in the six practices from generosity to wisdom. The path of these six perfections is the path walked by all the Buddhas of the three times. What could then be more meaningful than to say the mantra and accomplish the six perfections?”
-Dilgo Khyentse Rinpoche, Heart Treasure of the Enlightened Ones

Traduction libre: la récitation de ce mantra permet d'atteindre la perfection dans les six pratiques, de la générosité à la sagesse. Le chemin de ces six perfections est le chemin parcouru par tous les Bouddhas des trois temps. Dès lors, qu'est ce qui peut avoir plus de sens que de réciter ce mantra et accomplir les six perfections?

Les 7 syllabes du mantra de la compassion au fond de mon bol tibétain.

Gros programme indeed.
En effet ce mantra est appelé "Roi des mantras" au Tibet.
Personnellement, je le récite souvent. Il est rapide, facile et encore plus puissant à réciter avec un mala (108 fois) et c'est un mantra qui me permet réellement de "faire le vide". Pas d'images, pas de visualisation, juste le mantra. Idéal pour calmer un mental sur-sollicité.
Et cette notion de vide altruiste, cette notion de vide plein, contenant tout et rien, équanime, est, selon les bouddhistes, le seul moyen d'atteindre l'éveil, ou Samadhi le but ultime du yoga.
On y revient toujours.

Et vous, vous vous servez du mantra de la compassion?

dimanche 6 mars 2016

Om

On continue la série sur les mantras avec Om.
Le son originel.
Le bija mantra ( mantra racine, mantra graine) à la base de tout.


On l'écrit dit que "OM" ou "AUM" et on dit qu'il contient tous les sons de l'univers et qu'il est à l'origine de la création. En sanskrit, on l’appelle également le "Pranava", le son de l'énergie universelle, le son du tout.
C'est probablement le son le plus puissant qui existe.
Sa vibration parle à toutes nos cellules et tous nos atomes. Il harmonise les 7 chakras. Il fait vibrer les 5 éléments en nous. C'est le mantra le plus complet et le moins compliqué à faire parce que d'après mon expérience, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de chanter un Om : il y a notre façon à chacun.

Le Om est aussi un symbole bien connu, qui a une signification un peu moins connue.


Le symbole du Om se divise en 4 parties:
1. L'union de la trinité, composé de l'état conscient (le haut du "3") et l'état inconscient (le bas du "3"). La trinité représente ici les différents types de trinités: corps, esprit et âme, Terre, Ciel et Lumière, ce qui a été, ce qui est et de qui sera, Dieu, la communauté et le soi....
2. Le Bindu : le point de focus, la concentration sur la conscience universelle.
3. Maya : le voile de l'ignorance qui nous empêche de voir les choses comme elles sont et de vivre dans l'amour.
4. La vibration du son : qui permet de dissoudre maya pour accéder à la conscience universelle et nous rappelle pourquoi on récite ce mantra.
On retrouve une forme du Om dans la plupart des religions, même nos religions occidentales.
Pour nous, dans le yoga, le Om ouvre et ferme souvent les chants de mantra plus long. Si vous faites du yoga, vous l'avez certainement déjà entendu/chanté au début et/ou à la fin d'un cours. Mais il est extrêmement puissant lorsque chanté seul, pendant de longues minutes.

On m'a enseigné deux manières de chanter le Om et j'utilise les deux. je vous les partage.
De préférence, on s'assoit dans sa position de méditation préférée, le dos bien droit pour avoir les chakras bien alignés (mais si cette posture dos droit n'est pas accessible, mettez vous dans la posture la plus confortable possible).
On commence tout d'abord par prendre une inspiration et une expiration complète, pour se centrer. Puis, on inspire, et à l'expire, on chante :
  • Om : Un "O" fermé (comme dans "eau") long et un "M" lèvres collées, plus court. J'ai tendance à le chanter doucement, et à l'utiliser lorsque j'ai besoin de m'intérioriser. C'est un Om qui résonne fort à l'intérieur de moi, qui me recentre et qui met en mouvement l'énergie de mon corps en douceur. Il m'aide à me connecter à mon intuition. J'ai toujours entendu les Om bouddhistes chantés comme ça.
  • Aum : Il se décompose en 3 sons de la même durée : un "A" ouvert (comme dans "mantrA"), un "Ô" ouvert ou un "A" fermé (comme dans "Or") et un "NG", comme un M mais bouche ouvert et langue sur le palais*. C'est la version que j'utilise lorsque j'ai besoin de plus d'énergie ou qu'au contraire, j'en ai à évacuer. Je le chante en le faisant résonner plus que le précédent, souvent plus fort. Il me connecte au tout, aux autres, à l'énergie de la Terre et de l'univers. C'est mon Aum d'ouverture.
On fait vibrer le son sur une expiration complète et il doit être continu (facile lorsque l'on parvient à relâcher correctement son appareil respiratoire).
Puis on inspire et on recommence. 1 à 3 fois à la fin d'un cours de yoga, ou 1, 10 ou autant de minutes que l'on veut. Jusqu'à ce que l'on ne produise plus le son, mais qu'on le devient.

Le son Om calme le mental et permet un massage interne profond de par ses vibrations. C'est le mantra idéal lorsque l'on est stressé ou agité.
Notez que le Om est plus puissant si chanté. Mais il peut très bien être être parlé, murmuré ou même pensé, en fonction de ce qui est disponible pour vous.

Au final, je crois que c'est à chacun de trouver son Om. On a tous des vibrations différentes et chaque Om est unique. Lorsque vient le moment de le chanter, écoutez vous. Lorsque vous êtes en groupe, écoutez les autres. Ressentez. Adaptez. Modulez. Connectez.

Alors, il ressemble à quoi VOTRE son universel en ce moment?





* : La version bouche ouverte du "ng" m'a été transmis par ma professeure et provient d'un de ses gurus qui a traduit un Upanishad avec cette instruction. Moi, je sais qu'il me parle plus (comme dans plussss) lorsque j'ai la bouche ouverte. Si vous avez l'habitude de le faire bouche fermée, essayez-le, vous allez voir, c'est vraiment différent.

lundi 29 février 2016

Le Gayatri Mantra

Le mantra de tous les mantras.


Je commence fort cette série avec le mantra probablement le plus important de tous (avec le "Om"): le Gayatri.
Le Gayatri est originaire des Veda (textes sacré hindouistes) et est probablement un des plus vieux mantra connu.
C'est une prière traditionnellement chantée par les brahmanes au lever et au coucher du soleil, mais peu importe sa religion, sa sensibilité ou ses croyance, c'est un formidable mantra extrêmement doux et puissant qui fait appel à une conscience supérieure, quel que soit le nom qu'on lui donne (Dieu, Gaïa, Pachamama, la Lumière, l'Esprit, l'Âme, le Soi....).

Il renferme l'énergie universelle et porte le poids de toute la tradition millénaire. On dit que lorsque l'on chante, récite ou même pense au Gayatri, on se connecte à tous les autres êtres qui chantent, ont chanté ou vont chanter ce mantra. Nous ne sommes jamais seuls, nous sommes tous Un. C'est une voie directe vers la connaissance et le savoir universel.
Il parle du rayonnement du soleil comme du rayonnement de la connaissance à travers les expériences. Connaissance soi, du monde et de l'univers.

Selon ma professeure, le Gayatri permet de se reconnecter directement à notre coeur. Il est parfaitement équilibré en énergies masculines et féminines et permet d'activer nos centres énergétiques juste en y pensant. Plus puissant encore lorsque récité sur 2 respirations et 108 fois. Il nous connecte à toutes les autres personnes qui récitent ce mantra au même instant (et il y en a, toujours).

Concrètement, le Gayatri, fait partie de moi et j'y pense au minimum une fois par jour.
C'est le mantra que je vais chanter ou réciter lorsque je n'ai pas envie ou le temps d'en chercher un autre. C'est le mantra qui me recentre le plus et me connecte à ma "happy place" le plus rapidement. C'est également ce mantra que je récite lorsque je me sens seule et déconnectée du Tout.
Bref, vous l'aurez compris, mon "go to" mantra.

En version traditionnelle :



Om Bhur Bhuvah Svaha
Tat Savitur Varenyam
Bhargo Devasya Dhimahi
Dhiyo yonah Prachodayat

Des traductions du Gayatri, il y en a des milliers : le sanskrit est une langue où les mots ont des significations très profondes, donc difficiles à traduire par un mot unique en langue occidentale.
Moi, j'ai retenue celle de ma formation de professeur, parcequ'elle est simple et belle <3

Om, je médite sur le rayonnement de la grande lumière universelle
D'où nait la Terre, le Ciel et l'Éther.
Que cette lumière illumine et guide mon intelligence.

J'avais fait des recherches et trouvé une traduction mot à mot que je trouve intéressante pour comprendre en profondeur ce mantra. Elle touche à la complexité de chaque mot. Je vous la partage (j'ai malheureusement perdu la source :-\ )
  • OM : Toute l'Existence. Vibration que l'on perçoit du cosmos. Le tout puissant. La vie.
  • BHUR : Arrivée. Le monde physique. L'énergie vitale.
  • BHUVAH : Départ. Le monde mental. Destructeur de la souffrance.
  • SVAHA : Équilibre. Le monde intellectuel. Incarnation du bonheur.
  • TAT : Cela. Indique les trois plans de l'existence (la nature absolue, l'état pur, Dieu)
  • SAVITUR : Éclat radieux, brillant, à partir de nul part. Vif, lumineux, pareil au soleil. Connaissance. Principe masculin
  • VARENYAM : Adorable. Vénérable. Suprême.
  • BHARGO : Imprégné de magnificence. Le destructeur des pêchés.
  • DEVASYA : Divin. intrinsèquement pur et brillant.
  • DHIMAHI : Focalisé sur la méditation. Absorbé. Recevant.
  • DHIYO : Intellect.
  • YONAH : Tous les êtres, à partir de l'Un et se transformant en une multitude. Principe féminin.
  • PRACHODAYAT : Inspirer, illuminer et enflammer.
Il existe plein de versions différentes du Gayatri. Mes deux préférées sont celles de Deva Premal et de Tina Malia

 

Et toi, ami lecteur c'est quoi ta version préférée du Gayatri?

vendredi 26 février 2016

Les mantras : Introduction

J'ai envie de vous faire une petite série sur les mantras traditionnels en vous parlant un peu de mes mantras préférés et des "incontournables". Parce que souvent, les mantras, c'est un concept abstrait pour les yogis débutants ou en devenir et qu'au mieux ce sont juste des chants bizarres ou des jolis motivationnals sur Facebook, au pire ça ressemble à un truc de secte. Alors que non, c'est un outil incroyablement puissant à la portée de tous ;)


Tout d'abord un mantra c'est quoi?
Wikipedia le traduit par "délibération, maxime ; hymne sacré, formule mystique, incantation magique".
C'est une phrase. un mot ou une syllabe. Répété, à voix haute ou en pensée. Porteur d'une énergie, d'une intention, d'une magie particulière. Utilisé dans beaucoup de traditions/religions orientales et repris chez nous sous différentes formes.
D'autant plus puissant lorsqu'il est en sanskrit, langue porteuse de millénaire de sagesse avec des sonorités à qui l'on prête des propriétés énergétiques particulières.
Un mantra, traditionnellement, ça se "pratique" en méditation, avec un mala (chapelet de méditation), en chantant, dans un kirtan.
Mais un mantra ça peut aussi être cette petite phrase qu'on se répète dans le quotidien avec intention comme "tout va bien se passer", "je suis là où je dois être", "j'en vaut la peine".... Bref, la plupart d'entre nous utilise les mantras au quotidien sans même le savoir.

Les mantras traditionnels font partie intégrante de ma pratique de yoga.
Mon iPod est plein de mantras (les plus connus : Deva Premal, Donna de Lory, Krishna Das...) et ils sont inclus dans ma pratique d'asanas et de méditation lorsque je les fais en musique. J'en écoute aussi pour me préparer à certaines situations, lorsque je suis malade ou stressée.... Chez moi, avant de me coucher, dans le bus, j'écoute des mantras souvent et ils ont un effet réel sur moi.
Mais des mantras j'en chante et j'en récite aussi. Des bija mantras (mantras racines) lorsque je fais des salutations au soleil, des Om pendant certains mouvements. Certains pranayamas (exercices de respiration) appellent également à la récitation de mantras.
Ou en méditation avec un mala à voix haute ou dans ma tête. Pour moi, la manière la plus puissante d'utiliser les mantras : combiner le son avec l'objet (parce que un de mes talents caché c'est de créer des malas. On s'en reparlera très bientôt ;) )

J'utilise bien évidemment aussi les mantras "non traditionnels" dans mon quotidien. Que ce soit pour passer un moment compliqué (et mon "tout est parfait" préféré, dont j'ai déjà beaucoup parlé) ou pour  me recentrer, m'enraciner et me concentrer ("je suis dans le présent").

Réciter un mantra peut avoir le même effet que de prendre quelques respirations : cela ramène dans le présent et permet de reprendre contact avec soi-même.

Dans les semaines à venir, j'aimerais vous introduire mes mantras préférés en espérant que cela vous inspire à trouver les vôtres, ceux qui vous parlent le plus.

Et toi, ami lecteur, tu utilises les mantras (traditionnels ou non) dans ton quotidien? Comment?
Et si non, ça te tente?

lundi 2 novembre 2015

Prendre soin de soi

Cette semaine, j'ai partagé sur la page Facebook du blog, un mantra merveilleux d'Elena Brower qui a résonné fort en moi
"Every time you take care of yourself, you're taking care of all of us"
"À chaque fois que tu prends soin de toi-même, tu prends soin de chacun d'entre nous"
Elena Brower
Parceque oui. En prenant soin de nous, on prend soin des autres. Nous sommes tous reliés. En prenant soin de nous, on s'assure d'être la meilleure personne que l'on peut être pour nous-même et pour le monde.
Mais moi, je trouve ça tellement difficile de prendre soin de moi. Je trouve ça difficile de me faire passer avant les autres sans être égoïste. Parce que non, prendre soin de soi, ne veut pas dire laisser tomber les autres. Et souvent, je tombe dans un extrême ou dans l'autre.

Autour de moi, j'ai l'impression de voir beaucoup trop souvent des choses qui disent "pour prendre soin de vous, laisser tomber toutes les personnes qui ne vont pas bien dans votre vie, puis abandonner tout ce que vous n'aimez pas, vous irez mieux". Sauf que pour moi, c'est justement ce qui ne fonctionne pas.
J'ai compris qu'avant d'aider les autres, il fallait que j'apprenne à m'aider moi-même. À rester dans mon centre, dans mon coeur quand je pose une action ou quand je dis quelque chose. Que cette action ou cette parole me nourrisse de la même manière qu'elle nourrit la personne en face de moi.
Ça ne veux pas dire abandonner les personnes autour de moi. Ça veut juste dire rester en intégrité avec moi-même et savoir reconnaitre lorsque je ne sais pas quoi faire pour une amie qui va mal ou que je n'ai pas l'énergie pour l'aider. Lui parler, lui dire, lui demander quel geste je peux poser ou ce qu'elle a besoin d'entendre. Compassion, d'abord.
Et pour moi, prendre soin de moi ne veut pas dire non plus abandonner mes responsabilités, mais trouver un moyen de les rendre compatibles avec ce que je ressens.
C'est aussi apprendre à accepter lorsque je ne suis pas parfaite. Lorsque je ne suis pas en yoga. lorsque je veux impressionner les autres, lorsque suis bien trop excitée par la sortie du dernier Star Wars ou par mon nouvel iPhone (ROSE GOLD, vous vous rendez compte, ROSE GOLD!!!). Non ce n'est pas yogi. Oui, c'est de l'ego, du futile, du matériel. Mais c'est aussi moi et c'est aussi une partie de moi dont je dois prendre soin.

Pour moi, c'est ça, prendre soin de moi.
C'est m'occuper de moi et de mon équilibre pour pouvoir donner le meilleur de moi-même. C'est apprendre à garder mon énergie (ou whatever you call it) d'abord pour moi pour pouvoir créer du  surplus à donner aux autres.

Mon Mantra préféré au monde. Et aussi le plus compliqué à intégrer.
(Mantra via Nai'a Project)

Et je vous propose un petit exercice pour cette semaine.
Si vous ne le faite pas déjà, essayez pendant ces 7 prochaines jours de poser une action par jour JUSTE pour vous. Pas pour votre famille, pas pour vos amis, ni vos collègues. Pour vous. Une fois par jour. Vous acheter un latte au caramel au beurre salé ultra-cochon-pas-santé-ni-vegan-ni-équitable. Prendre 20 minutes au complet pour méditer ou respirer, seul avec vous-même. Tous les matins, prendre le temps de vous faire un massage ayurvédique à l'huile. Craquer pour cette merveilleuse écharpe avec un renard dessus dont vous n'avez pas réellement besoin. Vous faire couler un bain à la lavande avec un bon thé brulant et un livre que vous n'avez pas le temps de finir. Binge watcher les épisodes de The Good Wife que vous n'avez pas eu le temps de voir.
Qu'importe. Quelque chose qui vous nourri, quelque chose qui vous fait RÉELLEMENT envie, sans le juger.
Cette semaine, donnez vous tous les jours du temps et utilisez vos ressources JUSTE pour vous sans culpabiliser et voyez l'impact que cela a sur votre journée.
Puis on s'en reparle la semaine prochaine.
Ça vous tente?


mercredi 23 septembre 2015

L'équinoxe d'automne : Mabon.

L'automne.
Ma saison préférée.
J'aime TOUT en automne. La température, la lumière, les fruits et légumes (COURGES), les vêtements, les couleurs, la nature qui s'endort.
Souvent, c'est une période un peu morose pour les gens, mais lorsque l'on sait surfer sur la vague (hello Vata!) c'est une saison tellement reposante!

Aujourd'hui, c'est donc le premier jour de l'automne, l'équinoxe (appelée Mabon dans certaines traditions païennes), une de ces deux journées dans l'année où le jour et la nuit ont la même durée. Et comme à chaque changement de saison, j'aime bien faire un petit rituel. Oh, c'est pas obligé d'être très compliqué, mais juste pour marquer le passage des saisons et pour me préparer à la suite.

Mabon, c'est un temps d'introspection. C'est le moment de récolter l'abondance que l'on a moissonné cette année, de laisser aller ce qui n'a pas poussé et de commencer à réfléchir à planter les graines pour la suite. C'est un moment de "deuil", où on laisse aller et on recommence. C'est le moment où germe de nouveaux projets (personnellement, environs 7 ou 8 différents juste cette semaine) et où on doit rester ancré. Où on doit se concentrer sur notre équilibre. S'occuper de soi-même. C'est aussi un moment de gratitude infinie, pour tout ce que l'on a vécu cette dernière année.

Ce matin, pour ma pratique, j'ai préparé un autel automnal, avec des symboles forts de l'automne pour moi: la feuille d'érable, l'ours, le renard, le bois, le jaspe, le chêne, le chaga.... C'est un de mes autel préféré de ces derniers mois.


Ce soir, je vais faire une méditation automnale que j'aimerai partager. Je la trouve très puissante et elle me permet vraiment de laisser aller plein de choses.

Méditation de l'équinoxe d'automne.
  • S'assoir ou s'allonger dans une position confortable. Commencer à respirer quelques fois profondément, à arriver dans le présent et à relâcher le mental.
  • Pour 7 ou 8 respirations, à chaque expiration, imaginer des racines qui poussent à partir des points d'appuis dans le sol (les pieds, les ischions, le dos). Elles pénètre de plus en plus profondément dans la terre.
  • Puis visualiser que vous êtes le tronc d'un arbre (celui qui vous parle), majestueux avec des branches au-dessus de votre tête. : les feuilles ont revêtues leurs couleur d'automne, elles sont dorées, rouges flamboyant, marrons profond. Elles sont joyeuses et pleine de réconfort.
  • Puis elles tombent une à une. Imaginez que chaque feuille qui tombe représente une chose qui vous est arrivée cette année. Une chose que vous avez faite, que vous avez pensé. Une relation qui a évolué. Que vous les qualifiez de positives ou négatives n'a aucune importance. Elles tombent doucement, légèrement, toutes de la même façon. Et elles sont magnifiques, parcequ'elles ont fait de vous l'arbre que vous êtes.
  • Vous les observez tomber sans les juger puis une à une, vous les remerciez. Toutes. De la gratitude qui vient de plus profond de votre coeur pour toutes les belles choses, mais aussi les épreuves que vous avez traversées.
  • Puis, elles tombent sur la Terre, elles retournent à la Terre. Qui les absorbe et les transforme en énergie positive. Visualiser cette énergie bienfaisante venant de la Terre, sous forme de paillettes d'or qui viennent nourrir vos racines et tout votre corps.
  • Une fois que vous avez assimilé toutes les feuilles que vous vouliez assimiler, laisser aller la visualisation. Respirer plus en conscience et revenez tranquillement en portant cette belle énergie en vous.
Rien ne se perd, tout est un cycle. Et la gratitude permet de tout transformer en une source d'amour inépuisable...


Mon mantra pour cette équinoxe:
Tout ce que je vis a une fonction. Et je suis reconnaissante et pleine d'amour envers toutes ces expériences.

Belle équinoxe d'automne, amis lecteurs!



Lectures:
Chaudron et grimoire
Pagan and wiccan (attation, une video qui se lance toute seule)
Mystic Mama (always)
Un article du Huff (si, si)

jeudi 10 septembre 2015

L'automne c'est Vata!

L'Ayurveda.
Une médecine traditionnelle indienne basée sur la présence des 5 éléments à l'intérieur du corps et le fait que leur déséquilibre engendre des déséquilibres physiques, émotionnels et mentaux (en très très gros résumé).
En gros, on est tous constitués de 3 doshas (des constitutions Ayurvédique, Vata: l'air, Pitta: le feu et Kapha: la terre et l'eau) en quantité différentes suivant plein de paramètres. La plupart du temps on a un dosha dominant, puis un dosha secondaire, déterminés par certaines de nos caractéristiques (physiques, mais aussi psychologique et émotionnelles). Ces doshas -où caracteristiques- dominantes vont souvent avoir besoin d’être pacifiés afin de trouver notre équilibre. Pour en rajouter un peu, les événements extérieurs et les saisons vont avoir un impact sur l’equilibre de ces doshas.
Si ça te dis, je vais faire un post d'intro sur l'Ayurveda, qui est vraiment une discipline qui me passionne et dans laquelle j'aimerai réellement me former un jour. Pour l'instant, je suis juste une néophyte éclairée et, sans prétendre donner des conseils Ayurvédiques hyper pointus, je veux partager avec toi quelques outils que j'ai intégrés avec succès dans mon quotidien.

L'automne, en Ayurveda, c'est une saison compliquée. C'est une saison Vata, air. Et Vata c'est le dosha qui, de par sa nature, est le plus facilement déséquilibré et qui, en plus, va avoir tendance à déséquilibrer les autres doshas (et réciproquement).
C’est un peu le petit hypersensible de la famille ;)

L'automne, vraiment ma saison préférée au Québec!

Vata c'est donc l'air. C'est le dosha du vent, du froid, du manque d'enracinement. C'est le dosha lié au chakra du coeur. En automne, on a tendance à l'avoir en excès ce qui amène des soucis tels que problèmes de digestions, douleurs diverses, froid (saison des rhumes, hello), anxiété, nervosité, fatigue (oui, le blues de la rentrée n'est pas QUE la faute de la rentrée), impression de manque d'enracinement, peur, impression de ne pas être à sa place. Et c'est d'autant plus vrai si tu as une constitution Vata. C'est un dosha dont tout le monde devrait prendre soin parce qu'il est si volatile, justement. (surtout que cette année -2015-, fun, fun, fun, on a en plus un Mercury Retrograde mi-septembre. Je dis ça, je dis rien).
Mais ce n'est pas une fatalité! Au final, c'est plutôt facile de prendre soin de Vata il faut juste un peu de volonté (lorsqu'un dosha est déséquilibré, on a tendance à être attiré de plus en plus vers le déséquilibre, sinon c'est pas drôle) et personnellement, j'applique des techniques qui fonctionnent pour moi! En voici quelques unes
  • Boire chaud. Ou tiède. Tout le temps. Probablement le conseil le plus important pour moi lorsque j'ai Vata dans le plafond. Tisanes, thés, eau chaude (oui oui), lait tiède. On oublie complètement les glaçons et tout ce qui refroidit de manière générale. Moi, ça calme Vata et le résultat est immédiat.
  • Manger des aliments de "Terre". Du chaud, du gras (oui oui, du gras, mais du bon ;)), des noix, des légumes racines, des curry, des épices (pas piquantes), des grains complets, des protéines animales, c'est la saison de la bouffe réconfortantes. Moi, j'oublie le cru. Je fais un moins un curry de légumes racines par semaine en automne (puis de la courge à tous les repas, parce que les courges c'est la vie).
  • Full mode lait doré. Tous les jours. Recette par ici.
  • Se chouchouter. En automne, je passe ma vie à me masser le corps à l'huile. Ça fait parti de la routine ayurvédique de base, mais en automne c'est encore plus important je trouve. Reprendre contact avec son corps (ou aller se faire masser. Un soin ayurvédique à l'huile chaude, le bonheur).
  • Faire des séances de yoga qui ancrent. Les deux pieds au sol ou des séances restauratrices entièrement au sol. Des méditations pour prendre soin du coeur. Des pranayamas calmants. De la douceur et de l'ancrage.
  • Avoir une routine. Vata, c'est la légèreté, l'insouciance. Pour le ramener dans les rangs, avoir une routine mi-li-taire: manger à heure fixe, se coucher et se lever à heure fixe (même les week-ends), éviter le chaos et les surprises. Et ça marche!
Mais il y a plein d'autres choses à faire en Ayurveda en fonction de ta constitution de base. Si ça t'intéresse, je t'encourage vraiment à aller voir un praticien en Ayurveda: lui seul pourra te déterminer une routine en fonction de ta constitution de base mais aussi de tes doshas en déséquilibre au moment où tu le verras! C'est tellement passionnant.

Je serais d'ailleurs curieuse de savoir combien d'entre toi s’intéresse à l'Ayurvéda et connaissent leurs doshas!
Et sinon, t'as des rituels (ayurvédiques ou pas) en automne?



Pour en savoir plus:
Plein de ressources en Ayurveda un peu partout, mais j'aime vraiment beaucoup le site de Banyan. Alors oui, ils vendent plein de compléments (et je ne sais absolument pas ce qu'ils valent) mais leurs articles sont de véritables mines d'or.
Le livre Santé Parfaite de Deepak Chopra: une belle introduction sur les bases de l'Ayurveda.

mercredi 2 septembre 2015

Les ateliers sur le thé de Sebz

Sebz c'est une maison de thé. Et c'est un peu le plus meilleur endroit de Québec.
Je suis complètement partiale parce que j'y ai passé genre beaucoup trop de temps ces derniers mois, puis tout mon été lorsque je n'étais pas à ma formation parce que, long story short je n'avais plus de bureau.
Un peu comme un Starbucks, si Starbucks avait de l'excellent thé, de la bonne musique, une équipe a-do-rable et pas la clim à 18.
Bref, pas du tout comme un Starbucks en fait.

Sebz, j'en avais déjà parlé sur feue le premier blog. C'est une des très bonne maisons de thé de Québec et ma préférée à moi, tant par ses thés d'importation privée (pas de gros volume ici) et son lounge ultra confortable que par le patron et l'équipe qui sont ultra pros, compétents et patients. Même si t'es une quiche en thé.
En arrivant je partais pas de zéro-zéro. Grosse consommatrice du Palais des thés (pré-expansion mondiale, quand ils avaient que 6 ou 7 boutiques), je suis arrivée ici pleine de certitudes sur le thé, certitudes qui ont volés en éclat ("QUOI? le oolong c'est pas un thé pour dormir? ça explique pas mal de choses...."). Parce qu'en fait, non, j'y connaissais rien.
Mais c'est pas grave, chez Sebz, on t'explique, on te conseille et petit à petit, on t'oriente vers moins de thés aromatisés et plus de grands crus. Et ça vaut la peine.



Side note: Ils ont une fantastique collection de Gabacha, ce thé qui agit sur la concentration et le stress (je vous laisse ici avec Caroline -capsule video inside-) et de Pu Er, ce thé ultra bon pour la santé (et super miam miam). Et des tisanes ayurvédiques incroyables. Entre autre. Et on peut acheter en ligne. Je dis ça, je dis rien.

Un des moyens d'éducation de Sebz c'est leurs excellentissimes ateliers. Chaque atelier à un thème (Thé noirs, Thé verts, Oolongs, PuEr, Thé et santé...) en pendant 2 grosses heures, Sébastien le propriétaire passionné, te parle de tout ça et te fait déguster des petites merveilles. Tu sens qu'il s'y connait et qu'il aime ça pour de vrai et qu'il a été sur place, dans les plantations et limite il peut te sortir la biographie des ramasseurs du thé que t'es en train de boire (hello, traçabilité du produit).
J'exagère à peine.
Et c'est ça qui rend ces ateliers passionnants et vraiment cool.
Sérieux, je les conseille à tous ceux qui s'intéressent au thé ou qui veulent approfondir leurs connaissances. Ou détruire leurs idées reçues (du type "le thé noir a plus de caféine que le thé vert", "on peut pas boire de thé lorsqu'on est anémié", "le thé vert c'est le meilleur pour la santé".... #teasing). Ou pour faire un cadeau à quelqu'un qui voudrait découvrir tout ça.
J'en ai fait pas mal l'an dernier et je compte bien combler mes trous cette année. D'ailleurs la saison commence ce mois-ci.
La programmation en cliquant juste ici (réservation bien en avance conseillée).



Le thé fait parti de mon quotidien depuis toujours (quand j'étais toute petite, je buvais du thé à la mûre Éléphant avec mon Papa #LesVraisSavent) et c'est devenu un vrai "outil" avec lequel je vis. Je bois du thé tous les jours, mais maintenant, en fonction de comment je me sens, je sais quel thé va m'être profitable et je vois une vraie différence.

Et j'ai réussi grâce à ça, à arrêter le café qui me faisait vraiment du mal à mon petit système nerveux tout sensible. Yeah!
Un autre bel outil à utiliser (presque) sans modération et très complémentaire au yoga finalement.

Et toi ami lecteur Québécois, tu connais Sebz?
(mais vu qu'il a de beaux partenariats avec beaucoup de studios de yoga de la ville qu'il fourni en thé, j'imagine que oui ;)).
Ça te tente un bel atelier cette saison?

Leur site web
Leur page Facebook
La page Facebook de leur succursale à Lévis.

lundi 31 août 2015

"Mais concrètement ça a changé quoi pour toi, le Yoga?"

Vendredi midi.
Fin d'une semaine de 16h de travail par jour. Deadlines impossibles. Tête qui explose.
Aucun yoga depuis 2 semaines. Pour intégrer la formation. Parce que j'ai pas le temps. Whatever excuses bidons j'ai inventées.

13h.
Au bureau. Je me mets à crier sur mon ordi. Littéralement. Pour rien.
Je m'arrête, ferme les yeux, respire.
"T'as besoin de quoi là, maintenant, tout de suite pour aller mieux?"
Du Yoga. Vite.

Sans y réfléchir, j'envoie un mail à mon chef "I'm out, see you on monday". Je ferme mon ordi alors que j'ai what-mille choses à faire et pas le temps de les faire. Alors que j'ai pas le temps de voir mes amis, pas le temps de voir mon amoureux, pas le temps.

Je rentre chez moi, enfile des leggings, attrape un tapis et cours au parc à côté. La tête pleine de culpabilité et le coeur plein de certitude que c'est exactement ce qu'il faut que je fasse.
Je déroule mon tapis dans l'herbe. Je m'assois, mets "Devi Prayer" dans mes oreilles et ferme les yeux.
Et je pleure.
Pas parce que c'est triste, Devi Prayer, mais parce que je me retrouve après 15 jours à m'être complètement oublié.
C'est long, 15 jours sans se voir.
"Tu m'as manqué."
"Comment tu vas, pour de vrai, pas comme quand les gens te demandent comment ça va et que tu réponds automatiquement que ça va. Comment tu vas vraiment?"
"Bof, ça va moyen aujourd'hui"
"Parfait. C'est parfait, tu as le droit. Maintenant prends un peu soin de toi"


Puis j'ai fait 1h de méditation. Puis 1h d'asanas, qui ne ressemblaient à pas grand chose mais qui étaient ce dont j'avais besoin.
Puis tout allait mieux.


C'est ÇA que ça a changé le Yoga dans ma vie.
C'est le seul moment de ma journée où je me retrouve. C'est le seul moment de ma journée où je fais mon "check in" pour voir comment je vais vraiment. Pour laisser aller ce qui ne va pas, pour intégrer ce qui va.
Et juste pour être moi-même, sans mon égo, sans avoir à prétendre.

C'est cet outil incroyablement puissant qui fait que le stress prend moins le dessus. Qui fait que je fonctionne de manière optimale. Je ne dis pas que je passe mes journées sur un nuage, mais j'arrive beaucoup mieux à gérer lorsque je fais mon Yoga.
Et lorsque je ne prends pas ce temps là pendant 15 jours, bah je le paye, comme là.
Mais je le répète, mon yoga c'est pas forcément des heures d'asanas par jour. Ça peut être plein de choses.
À chacun de trouver le sien.
Je ne me souviens plus comment je faisais avant d'avoir le Yoga dans ma vie, mais ça devait être beaucoup moins facile.

Et pour toi, ça a changé quoi le Yoga?


vendredi 14 août 2015

Comment je créé mes espaces sacrés

Pour moi maintenir un espace sacré ça peut prendre plein de formes différentes et surtout on le fait déjà tous tous le jours. Oui, oui, même toi.
Ça peut être par la création d'un autel, mais aussi par faire le ménage chez soi ou juste en se créant une bulle quand il y a trop de monde dans le bus. Du coup, le sujet est très très vaste et je ne prétends pas écrire un post exhaustif.
Mais comme la question est revenue plusieurs fois et que le sujet intéresse plein d'entre toi, je vais t'expliquer tout simplement comment je créé mes autels de pratique, de méditation, de cérémonies.
Note qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de faire tout ça. Les traditions chamaniques et spirituelles ont chacune leurs cérémoniels et leurs traditions: à toi d’adopter celle qui te parle le plus ou de créer la tienne. Ici, juste une base pour débuter :)


- Pourquoi créer un autel?
Plein de raisons. Moi je le fais systématiquement lorsque je m'installe pour une pratique (ça n'a pas forcément besoin d'être un autel très élaboré), du yoga , de la méditation. C'est très important dans mon processus lorsque je médite pour quelqu’un ou quelque chose d'extérieur ou que je fais une cérémonie chamanique

- Quoi mettre sur un autel?
Des choses significatives. Ou belles. Ou belles ET significatives. Je dirais que cela dépend de l'autel, du temps que l'on a pour le faire, du temps de pratique que l'on va avoir. Et aussi si l'autel est là en permanence ou si, comme moi, tu vis dans un micro-condo et que t'es obligé de le faire et le défaire tous les jours (aussi valable si t'as un chat. You know what I mean). Les moins: c'est pas pratique. Les plus: t'as un autel personnalisé tous les jours :)
Je mets toujours une base, quelque chose en dessous: soit je le sur-élève, soit je mets un joli tissu, pour délimiter l'espace et montrer que c'est particulier.
Puis, une bougie sécuritaire (en faisant ultra-attention à pas oublier toute seule la bougie allumée hein #BeenThere).
Je mets souvent une pièce maitresse, sous forme de représentation d'une divinité qui me parle ce jour-là: Ganesh, Hanuman souvent. Ou un Bouddha. Ou une icône. Ou une photo d'un maitre spirituel (Amma <3). Mais ce n'est pas obligatoire, on est d'accord.
Ensuite, j'essaye d'avoir une chose de chacun des 5 éléments et j'ai souvent soit une plante, soit des feuilles de thé.
Et toujours des cristaux pour moi.
Ensuite, ça dépend. Mon bol tibétains, mon tambour, mon mala, ce qui va servir à ma pratique.
Des cartes d'oracle, des mots inspirants écrit sur un joli papier, des statues, des dessins, des géométries sacrées, des huiles essentielles, de l'encens, de la sauge, des plumes. J'y vais avec l'intention et l'inspiration du jour.
Souvent je mets une musique que j'aime ou qui est appropriée pour la journée en fond.
Ça peut vraiment être tout.


- Comment l'"activer"?
Je m’assois devant, je ferme les yeux, je respire en présence. J'allume ma bougie avec l'intention de sceller l'espace.
Puis pareil, les possibilités sont infinies. Des fois, je fais sonner mon bol tibétain, ou mon tambour. D'autres, je chante des chants améridiens qui m'ont été transmis (par qui de droit). Ou des mantras. Lorsque je me prépare pour du chamanisme, j'appelle les directions (mais c'est une autre histoire).

- Le tapis de yoga: mon espace sacré à moi
J''ai déjà insisté ici sur le fait que je ne supportais pas lorsque quelqu'un que je ne connais pas marche sur mon tapis de yoga. J'avoue qu'avec ma formation de prof et des tapis de yoga partout par terre, je me suis assouplie sur ce point :) Que ma Tribe marche sur mon tapis, avec leurs pieds pleins de doigts de pieds, ne m'embête plus du tout et il m'est aussi arrivé de marcher sur les tapis des autres. Ouaip. Mais j'ai aussi remarqué que plus on avançait dans la formation, plus on faisait attention à ne pas trop marcher sur les tapis des autres. Comme si la compréhension du yoga amenait la compréhension de l'espace.
Bref, pour moi, un tapis de yoga devient un espace sacré lors d'une pratique. Et lorsque je ne suis pas chez moi, sur mon tapis de yoga il y a souvent un ou plusieurs cristaux. Et/ou mon mala  ou des bracelets. J'enlève tout ça avant la pratique et les pose sur un coin de mon tapis avec intention. ma manière à moi de sceller mon espace sans pouvoir faire tout un gros cérémoniel.


- Comment défaire un autel?
Pas n'importe comment. Je ne démonte jamais un autel n'importe comment.
RE-MER-CIER. 
Le Guru (whatever that means pour toi), les autres gens autour et aussi soi-même, pour avoir pris ce temps pour soi. Si tu as mis une ou plusieurs divinités sur ton autel, remercie-les. Je prends toujours un temps d'arrêt en imaginant fermer cet espace. Des fois une prosternation. ou les mains en prière au coeur.
Puis je prends une photo pour la mettre sur Instagram. Puis j'éteins la bougie avec intention (j'insiste bien sur cette bougie, j'ai déjà eu des frayeurs impliquant re-traverser la ville en bus juste pour rentrer l'éteindre, la boule au ventre). Ensuite, avec conscience je range les différents éléments de l'autel (si je n'ai pas le temps de bien le faire, je le fais plus tard, mais jamais à la va-vite).


Alors ça à l'air complexe comme ça, mais créer un espace sacré n'a pas besoin d'être long. Même lorsque j'ai juste le temps de mettre une bougie et un cristal à la tête de mon tapis, je sais que pour moi ça fait toute la différence du monde entre faire de la gym ou entrer en yoga.
Chacun ses rituels :)

Et toi, ami lecteur, tu en fais des autels pour tes pratiques?

lundi 13 juillet 2015

Méditation pour des relations saines

Depuis la fin de la première partie de ma formation de prof, je suis ultra sensible à tout ce que les gens autour de moi "envoient" Appelez ça de l'empathie, de la connexion, de l'intuition, whatever, mais c'est pas forcément drôle tous les jours, surtout lorsque l'on a un gros travail d'intégration personnel à faire.


D'une manière générale, on a tous dans notre entourage quelqu'un qui à un moment ou un autre nous "demande" beaucoup. Vous savez, lorsque vous discutez avec quelqu'un et qu'à la fin vous vous sentez "vidé"? Un bonne amie à moi appelle ça des "vampires affectifs". Attention, ce n'est pas aussi péjoratif que cela semble, on l'est tous à un moment ou l'autre de notre vie et c'est qu'on en a besoin à un temps T. Mais pour la personne en face ça peut être extrêmement drainant et épuisant si elle ne se protège pas adéquatement.
Je vous propose donc une méditation que j'aime bien faire les moments où je me sens vulnérable, pour "nettoyer" mes liens avec les autres.
  • S'asseoir confortablement, dos droit (ou allongé, on n'est pas comme ça) et prendre quelques respirations profondes pour calmer le mental.
  • Imaginer une lumière verte brillante au niveau de son chakra du coeur (qui se situe au niveau du coeur au milieu du corps)
  • Voir cette lumière irradier de cet endroit, non pas en se vidant mais en devenant de plus en plus forte.
  • Visualiser maintenant les liens que vous avez avec les personnes que vous aimez, sous forme de faisceau de lumière verte, bienveillante et douce, entre votre chakra du coeur et le leur.
  • Observer que ces liens ne sont pas tous identiques selon la personne: certains sont très fins, peu brillants, d'autres plus puissants, certains sont équilibrés, d'autres semblent aller seulement dans un sens.
  • Lorsque vous visualisez un lien problématique avec une personne, imaginez que vous le nettoyez; soit vous le renforcez, soit que vous le calmez. Si il est en sens unique et vous pompe de l'énergie, imaginez que vous le coupez avec ce que vous voulez (vos mains, un couteau, peu importe) et visualisez que vous le restaurez ensuite sous forme de lien sain et équilibré.
  • Une fois que vous avez travaillé sur tout les liens qu'il y a à travailler, prenez quelques respirations conscientes et observez comment vous vous sentez.
  • Sortez tranquillement de votre état méditatif.
Souvent, après avoir fait cette visualisation, je sens mes relations avec les autres apaisées, et je me sens plus en paix. Et observez aussi si certaines de ces personnes vous contactent dans les jours qui suivent :) Ça arrive!

Si tu l'essayes ou que tu as d'autres trucs pour apaiser ton chakra du coeur, dis moi!

vendredi 19 juin 2015

J'ai le droit de ne pas aller bien

Et toi aussi.

Ça fait un peu tache hein, ce titre? Dans un blog sur le yoga, au milieu de ces milliers d'articles bien-être et développement personnel sur son feed Facebbok!
Et pourtant. J'ai besoin d'écrire cet article. Besoin de partager cette épiphanie que j'ai eu récemment: malgré tout ce qu'on me dit toute la journée, J'AI LE DROIT de ne pas aller bien. J'AI LE DROIT de traverser une période compliquée. J'AI LE DROIT de ne pas avoir envie de voir la vie en rose.
Dans notre société où on met de plus en plus en avant le devoir que l'on a d'être plus en forme, plus en santé, plus positif, plus inspirant, où pas un jour ne passe sans lire un article qui nous dit de "s'éloigner des gens négatifs et de s'entourer que de positif" j'ai besoin de comprendre.
Vous vous rendez-compte la culpabilité que ça créé cette pression du positivisme à tout prix?
GIVE ME A BREAK!

(pour qu'il y ait de l'ombre, il faut qu'il y ait de la lumière et réciproquement)

Depuis quand, la vie est 100% positive? Depuis quand, on est TOUT LE TEMPS heureux? Depuis quand on doit traiter ces périodes de loose comme des "anormalités"? Depuis quand le Yin existe sans le Yang?

Dans mon séminaire de respiration transformatrice de l'an dernier, il y a aune phrase qui revenait toujours "tout est parfait". Et qu'est ce qu'elle m'a énervé profondément cette phrase. Mais pas parce qu'elle est fausse. Parce que je ne la comprenais pas. J'explique.

Quand je me sens bien, c'est facile de voir que tout est parfait. Mais quand ça va pas fort, comment peut-on oser me dire que tout est parfait? En trouvant du positif dans toutes les situations? Impossible. Il y a des situations qui ne sont pas positives du tout. Zéro. Nada. (je ne partage pas ici, mais je suis certaine que tu vois de quoi je parle).
Et pourtant. Ça aussi, c'est parfait.

Non pas parce que j'essaye de trouver du positif en tout, mais bien parce que traverser des périodes sombre, c'est parfait et que j'ai appris à accueillir ce négatif.
Attention! pas à m'y complaire ni à l'alimenter (pas de victimisation ou de broyage d'idées noires). Mais bien à l'accepter et à laisser aller cette obligation de positiver. Mes périodes sombres font parties de ma vie et elles sont impermanentes. Rien ne dure jamais, surtout pas la loose.
Une des choses dont j'ai réellement pris conscience récemment c'est cette impermanence. Concept, entre autre, très bouddhiste, mais tellement vérifiable tout le temps. TOUT est impermanent dans notre vie. Les moments de bonheurs le sont, mais les moments de looses aussi. Et tout ces moments là sont "normaux". Ils ne peuvent exister les uns sans les autres.

Du coup, j'ai développé ma petite méthode à moi pour les moments où ça va vraiment pas. Victime  depuis longtemps de crises d'angoisses, j'ai vu une amélioration notable depuis que j'arrête de les combattre, mais que j'apprends à les accepter et à les laisser aller (comme un peu avec mes blessures).

Quand une situation de loose apparait, je reste proactive: je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour en sortir. Mais des fois, il y a dans ces situations des paramètres qui ne dépendent pas de moi où de ce que je pourrais faire ou ne pas faire. Alors, le combat ne sert plus à rien.
Une fois que je suis certaines d'avoir fait tout ce que j'ai pu, j'essaye d'accepter la situation telle qu'elle est, d'accepter les inconforts, la tristesse, la frustration, la colère, l'angoisse qu'elle me procure. Et d'accepter que ces sentiments font parti de moi et que pour le moment je ne suis pas en mesure d'en "sortir" donc qu'il faut que j'accepte cet inconfort, pour un temps. Mais je ne m'y accroche pas, je les laisse être. Et là, MAGIE! au bout d'un moment, souvent sans m'en rendre compte, je laisse aller. Et bien que la situation ne soit pas elle-même plus confortable, moi, je m'y sens mieux. Puis la vie reprend son cours.

Une petite méditation rapide qui m'aide à faire ça (faite encore ce matin, dans le bus, en écoutant "Om-Shanti-Om" le mantra de paix)
À l'inspire: J'AI LE DROIT, de me sentir triste/frustrée/angoissée/anything
À l'expire: Ce sentiment ne durera pas, tout est parfait
Alors soit, cette méditation là n'est pas parfaite. Elle n'est pas dans le présent puisqu'elle promet que ça ira mieux plus tard. Mais sur moi, elle fonctionne réellement en cas de "crise" et c'est ça l'essentiel.

Et surtout je n'oublie jamais que:
J'AI LE DROIT de ne pas aller bien. Mais j'ai AUSSI le droit d'aller super bien.





PS: Merci à Julie de m'avoir donner le coup de pouce nécessaire pour publier ce post, le plus perso du blog jusqu'à présent.

jeudi 11 juin 2015

Mercury Retrograde!

Ces deux mots font frisonner la majorité des gens QUI SAVENT.
Si toi tu sais pas, c'est pas grave je t'explique.

Note:
1/ Je ne suis pas astrologue, je ne fais pas d'astrologie pour être tout à fait honnête, je n'y crois que très marginalement. Mais là, là c'est de l'expérimentation directe.
2/ Ce post ne se veut ni exhaustif, ni issu de recherches poussées. Mes sources sont mes expériences et en partie les articles linkés à la fin. Il y en a beaucoup plus, mais je te laisse googler ça tranquillement.

Mercury Retrograde (ou Mercure en rétrograde en français) keskecé?
En gros voilà ce qu'il se passe. Les planètes de notre système solaire, elles tournent autour du soleil (ok, je suis peut-être allée trop loin dans les bases là).
Mais elles ne tournent pas toutes selon les même axe/inclinaison/vitesse, ce qui fait que des fois, vu de la Terre, suivant comment on est placé (think référentiel) elles peuvent sembler aller à l'envers. La majorité des planètes le font et on le remarque peu. Sauf que Mercure quand elle le fait, c'est le bordel. Vraiment.
Mercure c'est la planète qui régit les communications, les voyages, les pensées. Et quand elle passe en rétrograde, tout ça va à l'envers aussi. Et ça se passe 3 à 4 fois par an et ça dure 2 à 4 semaines à chaque fois.
J'en parle aujourd'hui parce qu'on sort (à 14h et des brouettes) d'un Mercury Retrograde particulièrement long et pénible, avec un pic qui a coïncidé avec la pleine lune en Gémeau du 2 juin. Mercure étant la planète maitresse des Gémeaux et des Vierges, ça a été un peu rock'n'roll (surtout pour les deux signes pré-cité donc)(I feel you sistas).

(bon, ok, c'est pas Mercure, mais la belle trilogie Lune-Vénus-Mars au dessus de Québec cet hiver)

Concrètement, il se passe quoi pendant un Mercury Retrograde?
Bah d'abord, bien sûr que tout le monde n'est pas affecté de la même façon. Mais si vous êtes en train de vous demander pourquoi vous continuez à lire un post astrologie-n'importe quoi, pensez pleine lune: même la personne la plus rationnelle du monde ne peut nier l'effet de la lune sur les gens. À la pleine lune, les gens sont un peu tarés, ultra excités, plus d'agressions, plus d'énergie, plus d'accouchements et qui n'est jamais sorti d'une nuit d'insomnie inexplicable pour se rendre compte que c'était, en fait, la pleine lune? Et bah Mercure en rétrograde sur moi ça a un effet aussi fort. Pas le même, mais aussi fort.
Lors d'une période où Mercure est en rétrograde, les communications sont ultra looseuses: on s'engueule avec des gens au sujet de VRAIMENT n'importe quoi, on ne se comprend pas ou on comprend de travers, on a parfois du mal à finir ses raisonnements. Perso ma tête est dans le brouillard, mon ancrage est pourri et impossible de mettre de l'ordre dans mes idées. C'est aussi des périodes où tes plans de voyage vont aller de travers (bon sauf si tu prends Air Can, là ça ira tout le temps de travers, Mercure ou pas. C'était l'instant bitchage gratuit).
Et pour moi, Mercure en rétrograde correspond forcément à ces périodes où j'ai AUCUNE envie de sortir de chez moi et d'interagir avec des gens. Genre aucune.

MAIS, là où Mercure en rétrograde c'est pas complètement la loose, c'est que lors de ces périodes, j'ai tendance à remettre plein de choses en questions. Et c'est là que c'est intéressant. Ces périodes nous obligent à remettre carte sur table, à finir des choses qu'on en finit pas, se retrouver réellement avec soi-même, et pas forcément sa partie la plus lumineuse, a retrouver une impulsion pour la suite, à se poser les bonnes questions. Le danger étant de ne pas TOUT remettre en question et surtout de ne pas agir avant la fin de la période rétrograde (trust me). Il y a des gens qui aiment Mercure en rétrograde pour ça (mais j'avoue, moi, moyen).

C'est bien beau tout ça, mais comment on passe à travers Mercury Retrograde? (comme ça revient souvent en plus).
  • GO WITH THE FLOW: probablement le conseil le plus important que j'ai eu: laisser aller, aller avec ce qu'il se passe, ne pas se 'battre" à tout prix. Mercure en rétrograde invite à l'introspection, la réflexion, pas au combat.
  • Ne pas prendre de décisions importantes: ouais, bon, ok. On peut pas s'arrêter de vivre à chaque fois que Mercure a envie de se faire un petit voyage à l'envers. Mais le plus possible attendre avant de signer l'achat de cette nouvelle maison, d'acheter un nouvel ordi, de quitter sa job, de faire sa demande en mariage. Ce n'est pas le temps de l'action. Si jamais on n'a pas le choix, être ULTRA précautionneux.
  • Éviter les voyages: bon ok, pareil on choisi pas toujours. Mais si on peut décaler ses vacances OU éviter d'acheter des billets d'avion pendant ces périodes, c'est bien aussi.
  • Laisser les gens vivre leur rétrograde: essayer de ne pas alimenter de conflits ou de débats (là, les gens qui me connaissent et qui m'ont vu aller ces dernières semaines rient à voix haute devant leur ordi)(faites ce que je dis pas ce que je fais). C'est difficile pour tout le monde et on a tendance à dire des choses qu'on ne pense pas vraiment, sans filtre. Éviter de prendre les trucs perso: plus que jamais les gens sont dans leur monde.
  • Lancer des chantiers pour finir des trucs qui trainent. Ou revisiter des périodes de son passé qui en ont besoin.
  • Méditer. Beaucoup. Moi ça m'aide énormément. Méditer sur l'ancrage, sur le laisser-aller et sur le chakra du coeur qui, chez moi, à tendance à se refermer pendant ces périodes. Se donner et donner aux autres de l'amour et de la compassion.
  • Faire attention à ses appareils électronique: sauvegarde, sauvegarde, sauvegarde (mais ça c'est un style de vie, pas seulement pendant ces périodes)

Pour conclure, je sais pas toi, ami lecteur, mais moi ce dernier mois ça a été concrètement n'importe quoi et j'avoue que même si j'ai bien conscience que Mercure n'est pas la seule coupable, je suis bien contente de sortir de cette période rétrograde, ce qui va certainement aider beaucoup.
Cependant, une dernière petite mise en garde: personnellement, je trouve que les périodes de sortie sont particulièrement "touchy" et qu'il faut quelques jours pour que tout le monde se "réadapte". Donc mollo au début :)

Joyeux jour de Mercure va dans le bon sens!
(merci, Claire)(aucune idée de la source)

Sources (partielles) et lectures d'approfondissement (en anglais)
Mystic Mamma, sur la période dont on sort
Mind Body green
Gala Darling des astuces pour "s'en sortir"
(et pleins d'articles plus ou moins complets sur Elephant Journal)

mardi 26 mai 2015

Le Chamanisme Essentiel : pas que pour les hippies

Selon Wikipedia, "Le chamanisme, est une pratique centrée sur la médiation entre les êtres humains et les esprits"

Préface:
Bon alors, je te l'accorde, ami lecteur. Ça parle pas beaucoup de yoga sur mon blog sur le yoga en ce moment. Si tu as suivi ici l'histoire de mon épaule, bah en fait ça ne va que marginalement mieux. Donc pour l'instant mon tapis et moi on est un peu en froid. Ma pratique du moment consiste en des méditations, des postures restauratives et des exercices de rééducation et de stabilisation, rien de bien folichon. J'ai repris tranquillement le chemin de mon studio de yoga, mais juste avec un cours méditatif par semaine. Mais le tout est plutôt frustrant, donc en ce moment, je préfère parler d'autres choses. Mais stay tuned, d'ici un petit mois, ça va bouger en grand ;) #NoSpoiler #TeasingDeMalade.


Donc le chamanisme.
Un peu par hasard, il y a quelque temps, on m'a proposé de participer à un atelier d'introduction au Chamanisme Essentiel. Ma première réaction a été "hmmmm, une secte?". Oui, il faut savoir que depuis que j'évolue dans le monde "grano" je suis ULTRA vigilante. Sans être parano (mais un peu quand même), je me méfie de prime-abord de toutes ces formations "new-age" et des gens qui les donnent. Parcequ'on ne va pas se mentir, il y a beaucoup de fraudes dans le monde du développement personnel et de la spiritualité. Mais pas que, et loin de là. Quelques recherches auprès de sources fiables et un minimum de discernement (si le discours me parait louche ou trop beau pour être vrai, je n'insiste jamais) m'ont permis de faire de merveilleuses découvertes et de rencontrer des formateurs qui œuvres réellement pour le bien-être des gens, sans aucune arnaque. Et ça, c'est magnifique.
Donc lorsque l'on m'a parlé d'une introduction en Chamanisme Essentiel (Core Shamanism), j'ai été intriguée et je me suis renseignée un peu. En fait, le Chamanisme Essentiel a été apporté en occident par Michael Harner, de la Foundation for Shamanic Studies, un anthropologue américain qui a passé sa vie a étudier le chamanisme dans des sociétés tribales. En gros, il s'est alors rendu compte que tous les chamanes faisaient en fait les même choses sur leurs patients, juste pas de la même façon. Il a alors développé une sorte de "résumé", des méthodes chamaniques "essentielles", dépourvues de toutes attaches traditionnelles et légendaires. Une sorte de chamanisme "cartésien", où les méthodes sont apprises sans "fioritures" et surtout, accessibles à tous de façon sécuritaire (pas d'ayahuasca chez Harner). Sa méthode est d'ailleurs beaucoup critiquée pour ça, certains y voyant une appropriation culturelle, d'autres disant que ce n'est pas du "vrai" chamanisme et que c'est juste du bullshit pour occidentaux en mal de spiritualité. Sauf que Harner a contribué à ramener le chamanisme chez nous, dans une forme compréhensible pour nous et n'a jamais prétendu être plus chamane que des chamanes, ni enseigné un chamanisme précis pré-existant, mais bien le fruit de son travail à lui. Et de toutes façon le chamanisme est tellement varié dans ses formes et ses enseignements à travers le monde que ce ne sont pas des arguments qui m'ont convaincus, bien que je respecte les gens qui se sentent offensés par le concept.


Donc, sur un coup de tête je me suis inscrite. Et après avoir fait mon dépôt j'ai immédiatement voulu annuler. Sérieux, si je ne m'étais pas inscrite avec une amie, je pense que je n'y serais pas allée. En fait j'avais ultra peur. Peur de quoi? Je ne sais pas bien.
Bref, l'atelier arrive, avec ma boule au ventre.
Quelle nouille j'ai été!
J'ai passé un super week-end. Notre formatrice était super "cool", une grand-mère d'origine amérindienne qui nous a présenté ça de manière très "casual", sans pression, sans cérémonies, des exercices ultra funs et faciles, la découverte du "voyage" chamanique et une intro super intéressante sur le chamanisme dans le monde. Le tout de manière très sérieuse et rigoureuse, on sent bien qu'elle pratique depuis longtemps et qu'elle maitrise. Le manque d'ancrage traditionnel peut perturber certaines personnes qui se font une certaine idée du chamanisme, mais moi, au contraire, ça m'a beaucoup plu.
Donc j'ai continué. J'ai fait d'autres ateliers, j'ai découvert des tas de choses et surtout un outil merveilleux a intégrer dans ma vie. Je ne garde pas tous de ces formations, bien sur. Mais j'aime beaucoup l'ambiance de ces week-ends. Des gens merveilleux, de beaux partages, une ambiance vraiment fun mais studieuse et l'accès à un savoir qui est toujours là mais dont je n'avais pas conscience avant. Et surtout l'autonomie. Pas d'obligation de se référer sans cesse à quelqu'un, on a les outils pour pratiquer notre chamanisme avec les variations que l'on veut.
Bref, je suis convaincue et je suis ultra heureuse d'avoir accès à ces savoirs près de chez moi.


Ressources:
  • Sur Québec et Montréal (et aussi au NB), Loumitea s'occupe des formations pour la fondation et donne, bien sur, des consultations en chamanisme. C'est vraiment une femme de coeur formidable. Plus d'infos sur son site web (et les coordonnés des gens au Québec ayant fait les modules requis pour être pratiquants en chamanisme). (tous les autres formateurs agréés par la Foundation for Shamanic Studies, ie. qui ont suivi un cursus stricte et sécuritaire, sont répertoriés sur le site web. N'hésitez pas à vérifier avant de booker quelque chose)
  • Les livres de Michael Harner The Way of the Shaman (La voie du chamane) et Cave and Cosmos (Cavernes et Cosmos) sont des écrits détaillants les connaissances de Harner avec des exercices à faire chez soi et un contexte culturel. Il insiste sur le fait qu'on peut apprendre le chamanisme directement de ses bouquins, MAIS perso, je vous encourage tout de même à suivre les ateliers, je trouve que les explications écrites manquent de précisions et de toutes les recommandations qu'on a en vrai et à mon humble avis, il y a des exercices un peu difficiles à faire soi-même sans guidance. Mais de très bons livres sur le Chamanisme Essentiel en général.
Et toi, ami lecteur, ça t'intéresse le chamanisme?

lundi 18 mai 2015

Ma pratique quotidienne : comment je m'y tiens


AKA faites ce que je dis, pas ce que je fais. Parceque je l’avoue bien volontiers, en ce moment, c’est pas carré-carré ma pratique quotidienne, mais justement, je sens que c’est le bon moment pour en parler.
J’avais un peu parlé ici du fait que le yoga c’est pas que des asanas et qu’on peut le pratiquer de plein de façon différentes. Cependant, dans mes années de pratique une chose est certaine : c’est en le pratiquant tous les jours d’une manière ou d’une autre qu’on fait le plus de progrès et qu’on en tire le plus de bénéfice
Je n’ai pas envie de parler ici en détail de ce que vous pouvez faire exactement, mais de comment instaurer sa routine, sa pratique quotidienne. J’ai eu pas mal de questions là-dessus et j’aimerai passer le message que c’est facile en fait. 

Le Yoga et moi sur instagram : @alicemini_om.
Ici, des géométries sacré de quartz du Trésor de Lorie, et des carte de l'oracle Earth Magic et Miracles Now.

Étant de nature, avouons-le, bordélique, j’ai mis des plombes à trouver le juste équilibre entre la rigueur d’une pratique quotidienne et ma nature. Parceque pour simplifier les choses, en bonne petite Pitta, je suis perfectionniste. Donc lorsque je sautais une journée -souvent donc-, c’était le DRAME et l’auto-flagellation à outrance. Bref, c’était moyen-facile ma vie. Mais à force d’amour, de compassion et de (gentils) coup de pieds dans le derrière quand même, je suis arrivée à mon équilibre, qui n’est pas aussi carré que je l’aimerais mais qui me convient. Et qui m’apprends à laisser aller ce perfectionnisme.
Je partage donc ici quelques unes de mes conclusions qui, je l’espère t’aideront un peu.
Pour moi, pour instaurer une pratique personnelle il faut
  • Se dédier du temps tous les jours, en faire si il le faut, une priorité sur d’autres choses. Une fois que j’ai compris que c’était le yoga qui me permettait de fonctionner plus harmonieusement, il est passé avant le reste et ma vie a changé. Peut-être que ça va être à la même heure tous les jours, ou pas. Mais toujours programmer ce temps de pratique avant de commencer ta journée pour être certaine qu'il y ait une place.
  • Trouver sa routine...ou accepter de en pas en avoir. Faire des choses qui nous "parlent". Parceque si c'est désagréable, on n'arrive pas à en faire une habitude, c'est certain. Pendant des semaines, j’ai fait une routine simple avec 3 ou 4 asanas doux, un pranayama et une méditation. 20 minutes, tous les matins après mon petit dej. Puis ça ne fonctionnait plus. Alors j’ai fait juste de la méditation. Des fois, juste un pranayama. Puis les cinq rites tibétains à midi. Puis en ce moment, 20 minutes de yoga Nidra en fin d’après midi. Le jour où j’ai compris qu’un cadre rigide ne me convenait pas en ce moment, ma pratique quotidienne est devenue beaucoup plus facile et douce : je m’écoute et tout est parfait (mais peut-être que pour toi, il te faut un programme carré et c’est parfait aussi).
  • Ne pas s’en vouloir si on « saute » une journée. Life happens. Quand ça m’arrive, je me contente de faire quelques respirations conscientes avant de m’endormir. 
  • Faire sa pratique avec bienveillance. Des fois tu commences un truc et puis non, ton énergie du jour en te permet pas de faire 1h de Vinyasa ou 10 minutes de méditation ou 4 séries de Kapalabati. C’est parfait, en yoga, tu as TOUJOURS la possibilité de te mettre en balasana ou en savasana et juste d’être dans le présent.
  • Accepter qu’on est pas tous, comme la plupart des maitres yogi le disent, fait pour faire du yoga tous les jours (dis la fille qui écrit un post sur comment instaurer une pratique quotidienne, duh !). Personnellement, j’ai besoin de mon samedi ou de mon dimanche pour intégrer. Zéro yoga pendant une journée par semaine et tout va bien. Si je saute cette étape, je sais que ça va faire trop pour mon corps (je sais, j'ai essayé). La différence entre ça et avoir la flemme de faire ma pratique quotidienne, c’est que ce jour de « repos » fait parti de ma pratique. Je le fais en conscience, parce que je sais qu’en ce moment j’en ai besoin et que cela sert mon Yoga.
  • S’engager à tenir sa pratique quotidienne pendant 3 semaine. En yoga, on dit qu’il faut 21 jours pour former une habitude, l’imprimer dans son corps et son mental. Il est plus facile de commencer quelque chose en s’engageant 3 semaines plutôt que toute une vie :) Et puis tous le monde qui en a le souhait est capable de faire un peu de yoga tous les jours pendant 3 semaines. Donc toi aussi, essaye! :)
Pour résumer, comment instaurer une pratique personnelle qui dure ?
Avec un peu de rigueur, de courage et de volonté et beaucoup de bienveillance, de flexibilité et de compassion <3


Ressources:
J'en ai déjà parlé, mais Erin Motz, une de mes yoginis préférées a des programmes de 30 jours de vidéo d'asanas (entre 10 et 30 minutes) accessibles et très sympa (ici et un autre ici). Faith Hunter a aussi mis en ligne un 30 jours de méditation, parfait pour les débutants ou les gens qui ont besoin d'un cadre. De la même manière, plusieurs fois par an, Oprah et Deepak Chopra mettent en ligne gratuitement leurs programme de 21 jours de méditation que j'aime vraiment beaucoup (et que tu peux télécharger en payant après). Tout ceci est en anglais, je ne connais pas d'équivalent en français (mais si toi oui, n'hésite pas à me laisser des liens en commentaires. Note pour plus tard: un jour je t'en ferai un un programme 30 jours, juste pour toi ami lecteur :)).


D'autres ressources en ligne et des trucs pour faire ta pratique chez toi, sur ce post.